Où sera implanté Cigéo ?

Une zone d’intérêt pour la reconnaissance approfondie (ZIRA) de 30 km2

La zone de transposition

En 2005, l’Andra a défini une zone de 250 km2 autour du Laboratoire souterrain en Meuse/Haute-Marne nommée zone de transposition (ZT). Elle présente les mêmes caractéristiques géologiques que le Laboratoire ce qui en fait une zone propice à l’installation d’un stockage profond : la couche géologique est stable depuis plus d’une centaine de millions d’années et ses propriétés permettent le confinement de la radioactivité à très long terme.

Le territoire de Meuse et de Haute-Marne est composé à 63% de terres agricoles. Les productions sont essentiellement céréalières (blé, orge) et oléagineuses (colza), ou destinées à l’alimentation animale (maïs d’ensilage). 30% des terres sont occupées par des espaces boisés. Les villes, industries et routes représentent moins de 2% de la zone.

La zone d’intérêt pour la reconnaissance approfondie (ZIRA)

En 2009, l’Andra a proposé au gouvernement une zone souterraine de 30km2, dite zone d’intérêt pour la reconnaissance approfondie (ZIRA), située à l’intérieur de la zone de transposition. La ZIRA accueillerait, si Cigéo est autorisé, les installations souterraines du centre de stockage. Pour la définir, l’Andra a tenu compte de critères liés à la sûreté et à la nature de la couche géologique, mais aussi des vœux formulés par les populations et les élus locaux notamment en matière d’aménagement du territoire et d’insertion locale.

En 2010, après avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de la Commission nationale d’évaluation (CNE), et du Comité local d’information et de suivi (CLIS), le Gouvernement a validé ce choix. Depuis, les études et recherches se sont poursuivies et ont confirmé que la couche d’argile située dans la ZIRA est propice et répond aux critères pour l’installation du centre de stockage profond.
 

Une géologie propice

Le site choisi pour l’implantation de Cigéo est situé dans la partie Est du bassin parisien caractérisé par une très faible sismicité. Sa géologie est constituée d’une succession de couches de calcaires, de marnes et de roches argileuses qui se sont déposées dans d’anciens océans. Un forage effectué à 2 000 mètres de profondeur a confirmé l’absence de ressource géothermique exceptionnelle.
Sur cette zone de la Meuse/Haute-Marne, la couche argileuse s’est déposée il y a 160 millions d’années. Elle est homogène et épaisse de plus de 1 230 mètres. Les propriétés de cette roche, et notamment sa très faible perméabilité, permettront de confiner les radionucléides contenus dans les colis de déchets. En 2008, un forage effectué à 2 000 mètres de profondeur a permis d’étudier le potentiel géothermique à l’aplomb de la zone sélectionnée et a démontré que ce potentiel ne constituait pas une ressource exceptionnelle.

Plus d’informations sur le principe du confinement dans l’argile

 

D’autres sites liés à l’industrie nucléaire

Depuis l’implantation du laboratoire souterrain à Bure-Saudron, d’autres acteurs ont choisi de s’implanter sur ce territoire de Meuse/Haute-Marne. EDF a installé une plateforme de stockage de pièces de rechanges à Velaines (Meuse), ainsi qu’une base de maintenance de l’outillage des centrales nucléaires à Saint-Dizier (Haute-Marne). LMC, filiale d’Orano consacrée au transport de pièces pour les centrales est implantée à Void-Vacon (Meuse) depuis 2009. Le CEA conduit à Bure-Saudron un projet autour de la métallurgie du futur, utilisant un procédé de compression isostatique à chaud (programme CICeron 1600). Par ailleurs EDF et Orano ont tous les deux implanté des sites d’archives industrielles à quelques kilomètres du laboratoire souterrain. 

A noter également que le futur centre industriel de stockage en couche géologique profonde sera situé à une soixantaine de kilomètres des centres industriels de stockage de l’Aube existants de l’Andra, destinés à accueillir les déchets de faible et moyenne activité à vie courte ainsi que les déchets de très faible activité et moyenne activité vie courte.